Sommaire
À retenir
- L’entraxe des liteaux correspond à la distance entre deux liteaux successifs, tandis que le pureau désigne la partie visible de la tuile.
- La notice du fabricant indique la longueur utile, la plage de pureau et les conditions de pose propres à chaque modèle de tuile.
- Une faible pente exige généralement un recouvrement plus important, car l’eau s’évacue moins rapidement sous les éléments de couverture.
- Le DTU 40.11 concerne certaines couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement, sans remplacer la notice du produit.
- Le liteau d’égout et le dernier rang doivent être anticipés pour maintenir l’alignement, le débord et la ventilation près du faîtage.
Sur une toiture, quelques centimètres peuvent faire la différence entre une couverture durable et des infiltrations récurrentes. L’écartement des liteaux doit donc être calculé avec soin, car il détermine la position des tuiles, leur recouvrement et la régularité de la couverture.
Cette mesure ne se choisit pas au hasard. Elle dépend notamment du modèle de tuile, de sa longueur utile, de la pente du toit, de l’exposition aux intempéries et des indications du fabricant.
Comprendre la différence entre pureau et entraxe
Le pureau correspond à la partie d’une tuile qui reste visible après la pose et le recouvrement par la rangée supérieure. Autrement dit, il s’agit de la longueur réellement exposée aux intempéries, mesurée dans le sens de la pente.
L’entraxe des liteaux désigne quant à lui la distance entre deux liteaux successifs, généralement mesurée d’axe à axe. Dans une pose courante, cet entraxe correspond au pureau lorsque les tuiles reposent directement sur les liteaux, mais les deux notions ne doivent pas être systématiquement confondues.
Cette distinction est importante lors d’une rénovation. Une tuile ancienne, une tuile à emboîtement et une tuile canal peuvent avoir des modes d’appui très différents, même si leur aspect général semble comparable.

Pourquoi l’écartement des liteaux est déterminant
Le premier rôle du réglage est d’assurer le recouvrement nécessaire entre les tuiles. Si les liteaux sont trop espacés, la partie recouverte devient insuffisante et l’eau peut remonter sous les éléments, notamment lors de pluies accompagnées de vent.
À l’inverse, un espacement trop faible ne provoque pas forcément une fuite, mais il peut augmenter la quantité de tuiles nécessaire et modifier l’aspect de la couverture. Il peut aussi empêcher les tuiles de s’appuyer correctement sur les liteaux ou créer des tensions inutiles.
Le bon réglage participe également à la stabilité de la couverture. Chaque tuile doit être soutenue de manière régulière, sans basculement ni jeu excessif, tandis que les liteaux doivent transmettre les charges vers les chevrons ou les fermettes.
Enfin, l’organisation des liteaux doit rester compatible avec la ventilation de la sous-face des tuiles. Celle-ci limite la condensation, aide au séchage des bois et contribue à préserver les matériaux isolants et la charpente.

- 【MESURE PRÉCISE POUR DES RÉSULTATS FIABLES】Obtenez des mesures précises de 4 × 90° avec une résolution de 0,05°…
- 【ÉCRAN VA NOIR & VERT À HAUTE VISIBILITÉ】L'écran VA inversé noir et vert offre un contraste élevé pour…
- 【DOUBLE LASER POUR UN ALIGNEMENT PLUS RAPIDE】Le double laser intégré facilite le positionnement et l'alignement des matériaux avant…
Les éléments à prendre en compte avant le calcul
Le modèle et les dimensions de la tuile
La première référence à consulter est la notice de pose du fabricant. Elle précise généralement la longueur totale de la tuile, la longueur utile, la plage de pureau autorisée et, pour certains modèles, l’entraxe recommandé entre les liteaux.
Deux tuiles de même format apparent peuvent présenter des reliefs, des tenons ou des zones d’emboîtement différents. Une mesure prise sur une seule tuile ne suffit donc pas toujours à déterminer le réglage définitif.
| Type de couverture | Point de vigilance principal | Référence à privilégier |
|---|---|---|
| Tuile à emboîtement | Respect de la plage de pureau prévue par le fabricant | Notice technique et plan de calepinage |
| Tuile plate | Recouvrement important et fixation de chaque élément | Longueur utile, pente et prescriptions professionnelles |
| Tuile canal | Appui régulier des tuiles de courant et de couvert | Mode de pose, pente et règles applicables |

La pente du toit
La pente influence directement l’écoulement de l’eau. Sur une faible pente, l’eau circule plus lentement et le risque de remontée sous les tuiles augmente ; le recouvrement doit alors être adapté en conséquence.
Il est donc imprudent d’appliquer une valeur standard à toutes les toitures. La pente doit être mesurée précisément, idéalement à l’aide d’un niveau, d’un inclinomètre ou d’un relevé fiable, puis comparée aux tableaux du fabricant et aux règles de mise en œuvre.
Pour les tuiles plates, le principe est généralement simple : plus la pente est faible, plus le recouvrement doit être important. Pour les tuiles à emboîtement, la plage de réglage peut être plus souple, mais elle reste toujours limitée par la géométrie du produit.
Le climat et l’exposition
Une toiture située en bord de mer, sur une hauteur dégagée ou dans une région soumise à des vents fréquents ne se traite pas comme une couverture protégée par des bâtiments voisins. L’exposition au vent, les pluies soutenues, la neige et l’orientation du versant peuvent conduire à renforcer le recouvrement et les fixations.
Les règles professionnelles répartissent généralement les bâtiments selon leur situation géographique et leur exposition. Cette classification peut avoir une incidence sur la pente minimale admissible, le nombre de tuiles fixées et les précautions à prendre autour des rives, du faîtage et des pénétrations.
Calculer et vérifier le pureau sur le chantier
Avant de clouer les liteaux, il est préférable de réaliser un calepinage à blanc. Disposez plusieurs tuiles sur une surface plane ou directement sur une partie accessible du versant afin de vérifier leur emboîtement et la longueur réellement couverte.
Pour une série de tuiles, mesurez la distance entre la zone d’appui de la première tuile et celle de la dernière, puis divisez cette distance par le nombre d’intervalles. Cette méthode permet de tenir compte des tolérances de fabrication et d’obtenir un entraxe régulier plutôt que de se fier à une mesure théorique isolée.
Le résultat doit ensuite être comparé à la plage de pose autorisée. Si le réglage calculé sort de cette plage, il ne faut pas simplement déplacer les liteaux au hasard : le problème peut venir d’une mauvaise identification du modèle, d’une pente insuffisante ou d’un support qui n’est pas régulier.
La première rangée mérite une attention particulière. Le liteau d’égout, la position de la gouttière, le débord de la tuile et la hauteur du premier rang conditionnent l’alignement de toute la couverture.
Le dernier rang doit également être anticipé. Près du faîtage, il peut être nécessaire d’ajuster légèrement l’espacement pour obtenir une sortie correcte des tuiles, tout en conservant une ventilation suffisante et une fixation conforme.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Reproduire l’ancien écartement sans contrôle : une toiture existante peut avoir été posée avec un modèle différent, une pente modifiée ou des liteaux déformés.
- Mesurer la tuile au mauvais endroit : la longueur totale ne correspond pas nécessairement à la longueur utile de pose.
- Négliger la pente réelle : une différence de quelques degrés peut modifier les exigences de recouvrement.
- Aligner les liteaux à l’œil : un défaut progressif devient rapidement visible entre l’égout et le faîtage.
- Utiliser du bois humide ou déformé : les variations dimensionnelles peuvent désorganiser la couverture après la pose.
- Oublier les fixations : l’écartement ne compense pas une fixation insuffisante dans une zone exposée au vent.
Les liteaux doivent être suffisamment rectilignes, de section adaptée et posés sur des supports sains. Leur fixation doit être réalisée avec des pointes ou des vis appropriées, en tenant compte de l’épaisseur du liteau et de la profondeur d’ancrage dans le chevron.
Respecter les règles professionnelles
Les documents techniques applicables à la couverture précisent les conditions de mise en œuvre selon le type de tuile, la pente, la zone climatique et la situation du bâtiment. Le DTU 40.11, notamment, concerne certaines couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement, mais il ne remplace pas la notice propre à chaque produit.
Il faut également vérifier que le support, l’écran de sous-toiture, la ventilation et les accessoires sont compatibles entre eux. Une pose peut être visuellement correcte tout en restant non conforme si les rives, le faîtage ou les points singuliers n’ont pas été traités selon les prescriptions prévues.
Pour approfondir les exigences réglementaires, il est possible de consulter cette ressource consacrée au DTU 40.11 et aux règles de couverture. En cas de rénovation complexe, un couvreur pourra aussi contrôler la charpente et établir un plan de pose adapté.
Une vérification finale doit porter sur la régularité des rangées, l’alignement des joints, le bon emboîtement des tuiles et la présence des fixations nécessaires. Les défauts repérés avant la pose complète sont beaucoup plus simples à corriger qu’une couverture déjà terminée.
Une couverture durable grâce à un réglage précis
Le pureau ne se résume pas à une distance standard mesurée entre deux liteaux. Il résulte d’un équilibre entre la tuile choisie, sa longueur utile, la pente, l’exposition et les règles de pose.
Un calepinage sérieux, des liteaux réguliers et la consultation des documents techniques permettent d’obtenir une couverture stable, ventilée et correctement étanche. Lorsque les données manquent ou que la toiture présente une configuration particulière, l’avis d’un professionnel reste la solution la plus sûre.
FAQ
L’écartement entre deux liteaux s’appelle généralement l’entraxe des liteaux, mesuré d’axe à axe. Dans certaines poses, cette distance correspond aussi au pureau de la tuile.
L’entraxe désigne la distance séparant deux liteaux successifs, tandis que le pureau correspond à la partie visible de la tuile après recouvrement. Les deux mesures peuvent coïncider selon le système de pose.
Le calcul s’effectue après un calepinage à blanc : la distance couverte par plusieurs tuiles est divisée par le nombre d’intervalles entre leurs zones d’appui, puis comparée aux prescriptions du fabricant.
L’écartement dépend du modèle de tuile, de sa longueur utile, de la pente du toit, de l’exposition au vent et aux intempéries, ainsi que des indications techniques du fabricant.
Une faible pente ralentit l’écoulement de l’eau et augmente le risque de remontée sous les tuiles. Le recouvrement doit donc être renforcé selon les tableaux techniques et les règles applicables.
